Les services écosystémiques

Les services écosystémiques rendus par les cours d’eau

Par définition les services écosystémiques sont les biens et les services que les hommes peuvent tirer, directement ou indirectement, des écosystèmes pour assurer leur bien-être.

Les principaux services écosystémiques apportés par nos rivières :

  • Traitement de l’eau : Dépollution de l’eau et fourniture d’eau potable de qualité. Les rivières, si elles ont un débit suffisant, sont bien oxygénées et ont un substrat diversifié, ont une réelle capacité d’autoépuration des pollutions.
Le saviez-vous

L’eau potable de la commune voisine de Vierzon est directement pompée dans le Cher.

Si elle est bien sûre traitée avant d’arriver aux robinets pour être rendue potable, sa qualité et sa réserve est directement dépendant du bon état de la rivière.

Activités récréatives et touristiques :

Loisirs sportifs, pêche, tourisme et bien-être liés à la présence de rivières en bon état écologique.

Maintien des usages économiques du territoire tels l’irrigation agricole ou la production d’énergie durable.

Réduction des risques d’inondation grâce à la gestion naturelle des cours d’eau. Un cours d’eau de plaine a la capacité de déborder naturellement dans son lit majeur, réduisant ainsi l’impact d’une crue à l’aval.

Maintien et promotion de la biodiversité aquatique et terrestre.

Ces services « gratuits », indispensables pour notre société, sont d’autant plus importants que nos cours d’eau sont maintenus en bon état.

La biodiversité associée aux cours d’eau

Un territoire est caractérisé par les milieux qui le composent.

Ce sont des zones d’habitats, eux-mêmes définis par des éléments physiques (géologie, relief, climat…), mais également par les organismes vivants qui le composent et qui interagissent.

Ces paramètres créent une variété d’habitats, qui eux-mêmes hébergent une faune et une flore spécifique. C’est donc la variété des habitats qui permet la diversité d’espèces.

logo smibcs

Le SMIBCS, par ses actions, cherche à revitaliser les rivières et zones humides de son territoire. Il s’agit de ramener une flore et une faune typique de celui-ci, en restaurant les habitats et en les diversifiant.

Milieux

Le territoire possède plusieurs grands types de milieux, mais nous nous concentrons sur les milieux aquatiques et les zones humides associées.

Rivières et ruisseaux

Les rivières et ruisseaux sont des cours d’eau de faible ou moyenne dimension, qui se jettent dans un autre cours d’eau. Réglementairement (article L.215-7-1 du Code de l’Environnement), le cours d’eau est défini par l’existence d’une source, d’un débit suffisant la majeure partie de l’année (un cours d’eau peut donc être intermittent) et par un lit naturel à l’origine.

Les cours d’eau sont des milieux dynamiques et mouvants qui façonnent le paysage par leur action naturelle d’érosion et de dépôt. Ils peuvent avoir des régimes d’écoulement torrentiels (écoulements rapides et tumultueux) ou fluviaux (écoulements lents et calmes). En conditions naturelles, les cours d’eau sont rectilignes en montagne, et méandreux en plaine, comme c’est le cas chez nous. Le Cher et la Prée sont les rivières principales du territoire géré par le SMIBCS.

Le Cher à Thénioux (18)

Le Cher à Saint-Loup (41)

La Prée à Maray (41)

Fossés

Créés par l’homme, les fossés drainent le territoire le long des routes ou dans les champs. Ils sont généralement tracés droits et présentent une diversité assez pauvre d’habitats.

Les fossés n’ont pas de source, et sont principalement alimentés lors d’événements pluvieux.

la prée à maray

Fossé de drainage le long d’une parcelle cultivée à Dampierre-en-Graçay (18)

embacles sur le pont de selles sur cher en 2024

Etang des Sceps à Genouilly (18)

Lacs, étangs et mares

Les lacs, étangs et mares sont des étendues d’eau stagnantes artificielles ou naturelles, d’une superficie et d’une profondeur plus importantes pour les lacs que pour les étangs et plus importantes pour les étangs que pour les mares. Ces dernières peuvent fonctionner de manière temporaire et être en eau seulement une partie de l’année, contrairement aux lacs et étangs.

L’essentiel des étangs est d’origine artificielle, construite historiquement pour les besoins de la pisciculture. On y trouve des conditions écologiques différentes de celles d’une rivière ou d’un ruisseau. Le territoire du SMIBCS comporte de nombreux étangs de différentes superficies et profondeur variables.

Zones humides

Les zones humides sont des milieux pouvant être recouvert d’eau ou dont les sols sont constamment gorgés d’eau (depuis les premiers centimètres du sol jusqu’à 80cm de profondeur). Les zones humides sont identifiables par la présence d’une végétation caractéristique qui s’y développe et par l’analyse des sols.

Il peut donc s’agir de prairies inondables, de fonds de vallées, de secteurs de sources. Ce sont des milieux importants pour la biodiversité. Sur le territoire du SMIBCS, une grande partie des zones humides ont été drainées pour favoriser l’activité agricole.

la prée à maray

Zone humide le long du ruisseau du Gournay à Châtres-sur-Cher (41)

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