Le curage
Le curage
Entre les années 1950 et 1980, pour des raisons économiques, le Cher a souffert de l’extraction du sable dans son lit mineur.
Ce curage à grande échelle a eu des impacts environnementaux considérables :
Dégradation des écosystèmes aquatiques :
L’extraction du sable dans les rivières perturbe les habitats naturels, affectant la biodiversité et les espèces dépendantes de ces écosystèmes.
Diminution du débit de la rivière :
L’extraction a pour conséquence l’incision du cours d’eau qui s’enfonce dans son lit. Il se déconnecte ainsi de son lit majeur, des zones humides et de sa nappe phréatique d’accompagnement qui jouent normalement un rôle d’éponge pour le cours d’eau et restituent de l’eau l’été.
Augmentation du risque d’inondation :
L’extraction, du fait de la déconnection avec le lit majeur, par ailleurs zone naturelle d’expansion des crues, va aggraver les inondations sur les territoires situés à l’aval. Cela va également entraîner l’effondrement des berges, l’accélération de l’érosion, et l’augmentation des embâcles.
Appauvrissement des nappes phréatiques :
L’extraction intensive perturbe le processus de filtration de l’eau à travers le sable et les échanges avec la nappe phréatique d’accompagnement de la rivière, limitant ainsi la recharge et des eaux souterraines.
Si l’extraction du sable dans le lit mineur des rivières est aujourd’hui par principe interdite par la loi (sauf cas particuliers strictement encadrés), les impacts de cette pratique sont encore présents.
Echelle limnimétrique sur Le Cher à Mennetou-sur-Chermontrant l’abaissement du lit de la rivière depuis la pose de l’échelle.
