Agir pour nos rivières
Agir pour nos rivières
Nos cours d’eau constituent un patrimoine naturel précieux et pourtant en dangers face aux différentes pressions anthropiques. En réponse à ces défis, notre collectivité a pour objectif d’agir pour que nos rivières retrouvent leur bon état, rendant ainsi notre territoire plus résilient face au changement climatique et à l’érosion de la biodiversité.
Les actions pour la continuité écologique et sédimentaire
La manœuvre des barrages
Dans la plupart de nos cours d’eau, des ouvrages et aménagements ont été construits par l’homme pour répondre à certains usages (Moulins, pont routiers, retenues d’irrigation, plans d’eau sur cours d’eau ou en dérivation…). Ceci a entraîné une perturbation de la dynamique hydraulique et une dégradation des milieux aquatiques. Bien gérer et entretenir les ouvrages hydrauliques contribue à améliorer la qualité de l’eau. C’est également un devoir des propriétaires. Certains ont un impact négatif sur la circulation de l’eau, mais des solutions comme l’ouverture des barrages permet de contrecarrer cela.
La pelle hydraulique du lavoir de Dampierre-en-Graçay laissée ouverte pour limiter son impact
- Pour le cas des plans d’eau connectés à la rivière, leur remplissage est interdit entre le 15 juin et le 30 septembre (art. 8 de l’arrêté ministériel de prescriptions générales du 9 juin 2021 applicables aux plans d’eau). Il est même préconisé de faire preuve de bon sens et de ne pas remplir un plan d’eau même en dehors de cette période, lorsque les cours d’eau ont un débit faible pour maintenir la vie aquatique.
- Pour le cas particulier du barrage du Boutet sur le Cher, une opération annuelle d’abaissement des barrages a été mise en place du 1er novembre au 15 juin. L’objectif de cette manœuvre (provisoire en l’attente de le mise en conformité de l’ouvrage) est de permettre au cours d’eau de s’autocurer et de favoriser le transit des sédiments nécessaire à l’évolution morphologique du cours d’eau.
Il est toutefois possible de retrouver un cours d’eau plus naturel grâce à certains travaux : la renaturation.
La restauration de la continuité écologique
Conscient de l’intérêt pour les riverains du maintien de certains ouvrages, le SMIBCS a pour objectifs prioritaires :
- La suppression des ouvrages devenus sans usages (par exemple une réserve d’irrigation alors que l’activité a disparue). Cette solution reste toujours la plus optimale pour la restauration de la rivière, tout en étant la moins couteuse.
- L’aménagement des ouvrages lorsque c’est techniquement et financièrement possible. Ce sera le cas pour des seuils de pont, ou encore pour des bras de contournement de plans d’eau. Il s’agit donc d’un processus assez complexe, long et coûteux mais qui permet au final de faire retrouver au cours d’eau une configuration naturelle.
Aménagement d’un bras de contournement à Saint-Aignan
Les actions pour la restauration morphologique
Il existe deux types d’intervention lors d’une renaturation d’un cours d’eau :
La renaturation légère
Après travaux d’un cours d’eau renaturé
Les travaux consistent à diversifier les écoulements dans le cours d’eau afin de recréer une diversité d’habitats favorable à la biodiversité. Il s’agira notamment de mettre en place des banquettes de matériaux alluvionnaires de façon alternée, créant une alternance de fosses/radiers, ainsi que disperser des blocs au fil de l’eau. Le dimensionnement des banquettes est réalisé par le technicien de rivière suivant les recommandations faites par les partenaires techniques et en fonction des contraintes locales et de l’hydrologie du cours d’eau.
La renaturation lourde
Comme pour la renaturation légère, les travaux ont pour objectif de diversifier les habitats, mains en travaillant, en plus de la recharge de matériaux, sur le lit mineur et majeur du cours d’eau pour lui redonner un profil naturel en méandres. Ces travaux sont particulièrement efficaces et permettent au cours d’eau de retrouver rapidement un fonctionnement naturel proche de son état avant l’intervention de l’homme. Toutefois, ces travaux sont plus couteux et nécessitent une emprise foncière plus importante, ce qui n’est envisageable que sur des terrains sans usages, voire publics.
